[...] Et lorsque j'écris, lorsque j'en parle, je suis parcourue de frissons, ma gorge se noue, mon ventre me fait mal. Ce n'est pas facile. Chacun est affecté à sa façon. Chacun ne le montre pas forcément. Mais pour chacun, c'est dur de réaliser. Je me suis prise parfois à me dire que ce n'était qu'une mauvaise blague, qu'ils vont revenir en se moquant de nous pour y avoir cru. Je me dit a ce moment là "Quels cons!", la seconde d'après, pleurant à n'en plus pouvoir. [...]